Le Soudan ouvre une nouvelle fenêtre aux investisseurs dans l’énergie solaire. Le gouvernement vient d’exonérer les systèmes solaires importés des droits de douane.
La mesure vise les systèmes destinés à un usage personnel. Elle couvre aussi les taxes et autres frais gouvernementaux. Le Premier ministre Kamil Idris a annoncé la décision le 18 août 2026.
Cette décision réduit directement le coût d’accès aux équipements solaires. Elle peut donc accélérer la demande des ménages et des entreprises.
Un marché solaire à fort potentiel
La crise électrique soudanaise crée un besoin massif de solutions autonomes. Les infrastructures du réseau ont subi de lourds dégâts depuis le début du conflit.
Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’économie soudanaise a perdu plus de 40% depuis 2023. Les dégâts au réseau électrique atteignent jusqu’à 3 milliards USD.
Cette situation pousse déjà les ménages, agriculteurs et entreprises vers le solaire. La demande augmente depuis 2024, notamment face au coût élevé des groupes électrogènes.
Pour les investisseurs, l’exonération améliore donc l’attractivité du marché. Elle peut soutenir l’importation, la distribution et l’installation de solutions photovoltaïques. Les opportunités concernent aussi les batteries, les systèmes hybrides et les services de maintenance. Les entreprises locales peuvent également développer des activités d’intégration et d’installation.
L’incendie du barrage de Merowe renforce l’urgence. Cette centrale de 1,25 GW représente environ deux tiers de la capacité hydroélectrique soudanaise.
Une opportunité au-delà de l’importation
La mesure ne profite pas uniquement aux vendeurs d’équipements. Elle peut stimuler tout un écosystème solaire. Les investisseurs peuvent cibler les solutions hors réseau, le pompage solaire et l’électrification des activités agricoles. Les PME peuvent aussi proposer des modèles de location ou de paiement échelonné.
Le gouvernement devra toutefois maintenir des contrôles de qualité efficaces. Les équipements solaires restent soumis aux exigences techniques et aux procédures de conformité.
L’exonération douanière constitue ainsi un signal favorable. Elle pourrait transformer la crise énergétique soudanaise en marché d’investissement pour le solaire.

