Le gouvernement camerounais va injecter 21 milliards de FCFA pour créer 120.000 emplois verts d’ici 2029. L’information a été rendue publique le 20 octobre 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mounouna Fotso. C’était lors de la deuxième Semaine des emplois verts. Le Programme de Promotion des Emplois Verts au Cameroun (PPEVC) du MINEFOP porte ce projet.
Mounouna Fotso a souligné qu’« il ne peut y avoir d’emplois verts durables sans compétences adaptées ». Cette priorité concerne notamment les énergies renouvelables, le recyclage et l’agriculture biologique.
5 000 bourses annoncées
Au cours de l’événement, l’on apprend que « 5 000 des 25 000 bourses gratuites d’ORFEV-JEUNES cibleront les métiers verts ». Six filières sont concernées : solaire, recyclage plastique, agriculture biologique et cacao, construction en terre stabilisée, écotourisme et numérique vert. Le programme prévoit onze projets pilotes. Sa phase pilote vise 60 000 emplois en 2026-2027, avant une extension nationale en 2028.
Cette ambition intervient dans un marché du travail marqué par la vulnérabilité. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), en 2025, l’emploi vulnérable concernait 77,1 % des femmes occupées et 60,2 % des hommes.
L’enquête camerounaise sur l’emploi et le secteur informel publiée en 2023 montre aussi la fragilité des statuts professionnels. Dans les unités informelles étudiées, seuls 6 travailleurs sur 100 étaient salariés. Ce qui représente un taux de 6% de salariés dans ces entités.
Financer des emplois réellement durables
L’enjeu dépasse donc le nombre de postes annoncés. Les formations devront déboucher sur des activités rémunératrices et des compétences recherchées par les entreprises.
Le suivi devra également mesurer les emplois effectivement créés, leur durée et leur niveau de protection sociale. La transparence sur les financements et les résultats aidera à évaluer l’impact du programme. C’est une exigence de ce projet gouvernemental à 21 milliards de FCFA.

